Belle et les mots Bleus

Histoires de Belle, par petits bouts, des petites pièces dans un grand puzzle, des images assez nettes, parfois un peu floues, ou bien complètement confuses aussi, comme des bribes de rêves, oui, un joli puzzle...

04 décembre 2007

Les Pénitents Rouges (#2)

.../...


Molinos



Ainsi s'allongeait notre voyage, ponctué d'histoires et de silences. De longs silences parmi lesquels vagabondaient nos pensées, libres de s'accrocher pour un temps à la forme, à la couleur d'un nuage, perdu dans un grand aplat de bleu, au dessin des collines lointaines, pensées aléatoires, en apparence, mais qui se croisaient parfois. Alors tu ouvrais la bouche et tu disais les mots précis, ceux qui donnaient un corps à mon errance.
Tous deux nous prenions du plaisir à ces échanges de télépathes. Je remarquai aussi que presque toujours c'étaient Tes mots, mais qui venaient illustrer Mes pensées. Un vampire? En plein jour? Pauvre fou! La lumière crue de la Mancha t'aurait obligé à t'enfuir aussitôt, tu n'aurais eu nulle part où te cacher, pas le moindre coin d'ombre.
Non, je crois plutôt que c'était moi. J'avais un don: celui d'émettre sur ta fréquence. Et cette conclusion me procurait quand même un peu d'orgueil.
Il y avait un hic cependant. Tout cela était terriblement aléatoire, et je ne parvenais jamais à formuler en toute conscience la phrase précise que tu allais prononcer.
Je me répétais mentalement le dialogue du Mépris, j'étais Brigitte Bardot, et toi, tu étais Michel Piccoli:
"...Elles sont jolies mes fesses ?
-Oui, très.
Et mes seins tu les aimes ?
-Oui, enormément
Qu'est ce que tu préfères ? Mes seins ou la pointe de mes seins?.."

Mais tu restais muet.
J'essayai encore, et encore, et enfin lassée de mon impuissance, je me tournais vers d'autres armes...


Texte: Belle

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24 novembre 2007

Les Pénitents Rouges (#1)

"Lorsque j'ai fait un parfum, j'ai voulu qu'il soit rouge.
Rouge le parfum?
Oui, comme le feu ou la tâche dans la main quand on s'est brûlé.
Rouge comme la drogue ou la robe dégrafée, ouverte pour laisser passer la main.
Comme l'excès, la jouissance, le sans limite, la liberté, l'extrême provocation, le trop plein, la folie d'un champ de coquelicots, le velouté d'une étoffe, l'ivresse du vin, le roman par excellence, un sublime conte de fées.
Le rouge, c'est l'érotisme, le sexe, la fascination, la cristallisation dans l'amour fou..."

Sonia RYKIEL
(extrait de sa préface pour le "Dictionnaire des mots et expressions de couleur: Le Rouge" de Annie Mollard-Desfour - éditions CNRS)



p_nitents_1_Aurore



... / ...



J'aimerais tant retrouver cet endroit ! Je l'ai cherché en vain, longtemps après. Parfois même, je me demande s'il existe, autrement que dans la mémoire d'une femme amoureuse.
Je ne m'oriente pas très bien, tu le savais déjà, lorsque tu m'as proposé ce voyage.
Toi, tu avais vécu dans ces lieux, enfant, et tout, ici, te parlait encore.
Les troncs gris, tout couverts de mousses et de lichens, la terre brune, le rouge, l'ocre. Le vent.
Et ces rochers suspendus au dessus des combes qui dessinent parfois le contour d'un visage, tour à tour souriant ou menaçant.
Tout ce pays te parlait. Il te racontait des histoires.
Des histoires de gens d'avant... Des histoires que les hommes avaient oubliées depuis longtemps...
Une ruine était apparue, en surplomb la route, quelques murs comme un poing levé qui défiaient le ciel, une danse de pierres empilées dans un équilibre impossible, presque un tas de cailloux, mais tu savais lire ces pages là, et tout à coup de très anciens fantômes reprenaient vie, un instant, que tu  me présentais... Tu vois cette femme? Elle était là, juste là, à récolter quelques brindilles pour qu'une flamme étique vienne réchauffer sa solitude, et sa peau ridée, elle était toujours très belle... elle était fière! Pourtant chaque jour il lui fallait lutter contre le froid, contre le vent et la misère, et la folie qui roulait dans les yeux de son homme, et jusque sous ses paupières closes... son homme, son pauvre amoureux d'avant, vaincu par ses peurs, et par tous ces démons incestueux qui s'acharnaient, qui s'incarnaient tour à tour dans ses paroles blasphématoires - "Me cago en Dios!" - qu'il hurlait vers le plafond, contre le ciel... et quand ils s'en allaient enfin, lassés de lui et de ses tourments, un sourire lui venait aussitôt, qui éclairait son visage, le baignant dans un halo de douceur et de paix, un sourire d'enfant qui lui tirait les larmes...
Cela faisait si longtemps! La mort elle-même et son hideux cortège, avaient délaissé ces ruines, qu'aucun feu ne réchauffait plus. Quelque chose pourtant, un souffle d'air, t'avait parlé, et toi, tu avais su entendre cette voix, immatérielle.
Parfois j'imaginais qu'elle pouvait te parler de bien plus loin encore, bien au-delà. Te raconter la naissance de ces rochers, de ces montagnes, et jusqu'à la naissance du monde...



Emprunt Photographique: A.Rodier
Texte : Belle

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16 novembre 2007

Un an déjà, etc...

Anniv

...

Comme ça passe vite un an !
Un an sans lui, un an sans toi.
Et comme j'avais froid, seule
Ce jour là !
C'est si loin, un an...

De Novembre à Novembre,
4 saisons de Belle,
Ont passé déjà...

Quelques histoires, Juste quelques uns de mes rêves,
quelques traces d'émotions,
Flocons légers,
Déposés
Pour vous,
Ici.

...

Encore un an ?
Et tout ce qu'il y a dedans ?

...

C'est long un an !

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11 novembre 2007

Besoin d'un Guide Mademoiselle ?

Namib_desert_2

L'air est tellement sec, et tellement chaud ! Même le sable des dunes semble vouloir s'embraser. Un tulle devant la bouche, un filtre léger devant cette incandescence, et ma langue parfois sur mes lèvres, les humecter, un peu, il ne faut pas, du gras plutôt, mais je n'en ai pas... et le soleil est à midi. A la verticale de nos têtes, il perce nos crânes plus surement qu'une chignole. Il y a de la vie dans le désert, il y a de la vie... Tu ne m'as toujours pas répondu : pourquoi t'appelle-t-on "Papa"? Remarque ça te va bien. Ta peau burinée, tes rides au couteau. Et tes mains ! Grandes et fortes. Des mains à protéger les petites filles de toutes les peurs du monde : Peur de ce que pourrait cacher la nuit dans la forêt des géants, peur de toute cette vie, immense et inconnue et à venir... Peur de l'inconnu? Sans doute, oui. Et aussi : Peur d'être perdue, dans la ville sous la pluie, quand tu as disparu, en larmes, seule, près de l'étal de la fleuriste, Place des Ternes, en novembre. Alors la fleuriste s'est penchée sur moi avec son grand sourire, et elle a pris ma main, et elle l'a posée tout doucement au creux de la tienne, tu n'avais plus de souffle d'avoir couru en me cherchant parmi la foule, et aussi d'avoir crié mon nom tu n'avais plus de voix. Mais tu m'avais retrouvée. Tu riais ou tu pleurais? Je ne sais pas trop. Mais ma petite main était de nouveau dans la tienne et il pleuvait maintenant, alors tu me prenais dans tes bras et tu m'embrassais comme sur une image de Robert Doisneau. Il y avait déjà du monde installé pour diner dans la grande brasserie lorraine et les gens nous regardaient nous mouiller tous les deux. La fleuriste était déjà retournée à ses petits œillets, à ses roses. La fleuriste avait les joues rouges de froid. Elle avait un parfum de bonheur aussi. Enfin, je crois.
C'est drôle comme on peut changer nos émotions, et maquiller nos souvenirs, les habiller comme des Barbies. Les arranger, les transformer, les agencer comme un peintre compose sa toile, leur dessiner de petites étoiles dessus, et les ranger dans son cahier d'enfant. Pour pouvoir les regarder plus tard et leur sourire : Bonjour mes souvenirs, vos couleurs sont un peu passées, mais vous êtes si beaux, avec un peu de brume. Oui un peu de brume, surtout ! Indispensable brume !..
Donc je sais que tu t'appelles "Papa", et je marche avec toi, dans un désert immense, beaucoup plus grand que mes rêves...
Tes mains me rassurent, et même, parfois, j'imagine qu'elles frôlent ma joue.
Il y a de la vie, dans le désert !



Plac


Emprunts photographiques : tgrando / bladsurb
Texte : Belle

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30 juillet 2007

des Ballons, de toutes les Couleurs...

Stas_Gerasimovich

- Je ne vous oublie pas, je ne vous oublie pas, je ne...
- Mais les mots... les mots sont-ils encore en vadrouille, les mots sont-ils restés dans l'escalier?
- Les mots sont dans...
- Les mots encore?
- Oui, oui, tous les mots, les mots qui chantent, eux qui se sont tant promenés, déjà sur tant de lèvres, ceux des chansons, ceux des poètes, ceux de l'amour, de la douleur, les mots, ceux qu'une enfant parfois aussi laisse s'envoler en riant, comme des ballons multicolores, puis qu'elle regarde disparaitre, ils sont si loin, de petits points qui dessinent une sérénade, une révérence, un pas de danse, avant de s'évanouir, un à un, dans un ciel tellement bleu...
- Mais, mais, je sens bien qu'ils reviennent, et qu'ils se pressent, oui, je le sens...
A très bientôt, sans doute à tout de suite alors, oui, sans doute...

Stas_Gerasimovich_2


texte: Belle
photos: Stas Gerasimovich

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27 mai 2007

Interlude

Un petit questionnaire, qui se promène...

Alena_Adamenko

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
"...pour ses yeux affaiblis, tout coucher de soleil semblait de pourpre pâlie... (Rilke "Vieillards")
2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
l'heure du thé
3) Vérifiez :
18h07
4) Que portez-vous ?
Un peu d'essence de Guerlain...
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
le blog de Floafleur
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
J'ai une oreille qui siffle et c'est très désagréable, sinon, une mésange (je crois)
7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Début d'après midi, j'ai rencontré un homme que je connais et son petit-fils de 3 ans m'a fait un super bisou mais juste un peu trop mouillé.
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui de George Bush!
9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
En ce moment
10) Qu'y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des murs blancs et une partie basse couleur chocolat.
11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Des nuages, pour les pays où il ne pleut pas.
12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
In the Mood for Love
13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Moi, dans un miroir
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Je me demande qui l'a lancé...
15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :
Je peux faire de la musique avec un saxophone ( enfin bon peut-être qu'il ne vaut mieux pas finalement !..)
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Luna
17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Solal
18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
J'y pense
19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
"Ici c'est aussi beau qu'en bas"
20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
La Peur (c'est aussi la réponse de Flo. Elle a raison)
21) Aimez-vous danser ?
Vi!
22) Georges Bush ?
Mon idôle! Je rêve de lui toutes les nuits. Non mais dis donc, c'est quoi ce questionnaire?!
23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la télévision ?
Pas télé
24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Gaëna, Aslé, Corinne, Modimo, sauf si ça ne les amuse pas, parce que bon...


photo: Alena Adamenko

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18 mai 2007

Il y a des mémoires qui se télescopent, parfois...

...

Salif  Keita / Madan

Alors, je me souviens.

Il y a un chien maigre. Son pelage n'est plus blanc, ça fait bien longtemps. Il farfouille dans les poubelles de l'hôtel, et il sait déjà qu'il va trouver là un trésor, semé de mouches, parmi les déchets des hommes. Son instinct, c'est son guide. Infaillible. Il croit en Dieu, lui.
Un peu plus loin, des enfants. Accroupis en un conciliabule, on pourrait croire qu'ils invoquent des esprits. Pas le Dieu des grands cette fois, ah ça non ! Car pour cette envergure là ils sont encore trop petits. Ce sont des esprits joueurs, avec lesquels ils font leur négoce, des esprits très puissants, qui vivent dans des corps d'enfants. Ceux-là mêmes qui devraient pouvoir, toujours, les protéger de la misère des grands. Enfin !..
Il fait très chaud ici. Et il y a des moustiques. Beaucoup de moustiques.
Voilà. Le reste du cadre est vide. L'évocation discrète d'un désert d'humains. Un désert de cailloux, de poussière. Un désert brûlant.
A Paris dans une rue où je me hâte, passante pressée parmi tant d'autres, je rencontre un miracle, bleu comme le ciel, avec sur la tête, une chechia blanche. Un miracle c'est un de ces instants suspendus bien au delà des nuages et où tout semble être à sa place. Un miracle ne fait rien pour qu'on l'évite ! Et pourtant...
Tête baissée, remplie de tant de pensées importantes, j'aurais pu, très facilement, contourner l'obstacle au grand sourire.
Mais quelque chose au fond de moi avait dû le reconnaître (ou était-ce lui qui m'avait repérée dans la foule, lui qui m'avait choisie ?), enfin dès lors, je ne pouvais rien faire d'autre que de foncer, comme un bélier miniature, casque blond, dans cette grande carcasse noire :  "Bonjour Mademoiselle, il ne faut pas avoir peur, moi, je m'appelle Baba..."

Belle

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01 mai 2007

le Jour du Muguet!

...

muguet


Mais non, je n'oublie pas ici!
Ici c'est le jardin de mes secrets. De mes secrets partagés...
Déjà un mois! Un mois que je n'ai pas écrit un mot dans ce blog... Pas revenue chez nous...
Un mois pendant lequel le temps s'est écoulé, frénétique.
Un mois que je n'ai pas vu passer.
Le temps de rêver?
Allez paresseuse!
Mais moi j'ai besoin de rêver, pour bien vous raconter mes histoires.
Besoin de regarder passer les heures, comme je regardais le moulin que mon grand père avait fabriqué pour moi, et posé sur le courant du ruisseau, et qui tournait, tournait...
Trop de pression ces dernières semaines!
Pourtant vous êtes toujours fidèles (même les réputés infidèles!) et vous venez toujours faire un petit tour de temps en temps.
Un grand merci à vous.
Encore quelques jours...
A tout de suite.
Je vous embrasse.

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29 mars 2007

Ayo

La encore, je ne peux pas m'en lasser... De belles gens... Si vous aimez le reggae, et le sourire d'Ayo, allez jusqu'au bout...




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26 mars 2007

Les blondes aussi, pleurent dans la nuit...

marilyn1

Minuit sous la pluie, une femme fait un signe, le taxi s'arrête dans une flaque d'eau.
...J'ouvre la portière, et il y a cette chanson stupide qui me saute à la figure : "Only you, can make the darkness bright... you're my dream come true, my one and only you...O o only you..."
..."Oh Jack! Only my ASS, can make my Dream come True"
, je chante par dessus la radio. Il fait une drôle de tête. Aussi parce que cette voix lui dit quelque chose. Alors je me tais.
Je ne suis pas maquillée, j'ai mis une perruque noire. Personne ne me connaît. Comme ça c'est bien.
Je suis dans les vapes et le type me regarde de temps en temps dans le petit miroir. Il est inquiet, je ne sais pas, ça l'excite un peu aussi une femme saoûle dans son taxi, mais il a peur pour ses banquettes en cuir. Il a une patte de lapin qui pendouille, accrochée au petit miroir. On traverse des rues peuplées et aussi des rues toutes seules, et il y a toujours cette pluie fine. Je viens de voir une lame de couteau, qui brillait sur le trottoir luisant. Ca me fait penser à Joe, je ne sais pas pourquoi.  Mais qu'est ce qu'il croit? Il veut que je l'aime! Et toi, Mister President? Comment c'est pour toi? Tu parles, il s'en fout pas mal, lui, que je l'aime! Lui, ce qu'il veut, c'est baiser un symbole. Il a raison. Le fric et le pouvoir. Le pouvoir, le fric. Ca lui plait, ces deux grosses mamelles obscènes. A force d'y penser, il a bien fini par y arriver, et maintenant, il les tient dans ses mains. Pour lui c'est clair, au moins!
Et pour moi c'est comment alors?
Je demande au type dans le petit miroir s'il aimerait bien me baiser. Il ne répond pas.
J'insiste : "C'est qui, que tu voudrais baiser là tout de suite?"
Cette fois il répond, sans me regarder, mais avec une grimace équivoque. Il a une voix aigue et nasillarde.
"Marilyn Monroe!"
"Arrête toi! Je descends là."
Je suis seule sur le trottoir et je vois les lumières rouges qui s'éloignent. Dans la poche de mon trench-coat je sens la petite flasque de Bourbon, elle est presque encore pleine. La pluie me réveille un peu. Je fais signe à un taxi...
"Every Baby needs a Daddy,
Just to keep her worry free..."


marilyncontactsheet1



***
Petite scène imaginée en écoutant l'émission "2000 ans d'histoire" / France Inter / 27 mars 2007 26 mars 2007 / Invitée: Anne Plantagenet pour son livre: "Marilyn Monroe" / Gallimard Folio Biographies.


photo : ?
texte : Belle

Posté par BelleenBleu à 22:08 - Maudit Blues - Je laisse un commentaire? [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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